Dans la Grèce antique la danse était bien plus qu’un simple divertissement, elle était omniprésente dans la vie des citoyens. Elle participait à l’éducation des jeunes, aux rites religieux, aux pièces de théâtre, aux fêtes de la famille, aux fêtes de la cité…. Mais la danse a subi une terrible contraction au 4ème siècle à la suite du triomphe du christianisme parce que pour les pères de l’église la danse faisait partie de la religion païenne.
La danse quittera alors pendant plusieurs siècles la place publique où elle réapparaitra à l’aube du 2ème millénaire. Plus tard, pendant la longue occupation ottomane, les Grecs ont évolué au contact des autres peuples vivant à l’intérieur de l’empire ottoman, les Slaves, les Albanais, les Valaques, les Turcs… Les échanges culturels qui en ont résulté ont abouti à ce que l’on appelle aujourd’hui danses traditionnelles, danses toujours vivantes dans les villages grecs
(le kalamatiano, le tsamiko, le ballos…)
Comparativement aux danses traditionnelles, danses des campagnes, les danses populaires, danses des villes, sont beaucoup plus récentes. Elles apparaissent au début du 20ème siècle dans des tavernes grecques situées aux ports de Constantinople et de Smyrne, puis elles arrivent en Grèce dans les années 1920 avec les réfugiés chassés de l’Asie Mineure par les Turcs.
En Grèce, la musique et les danses populaires ont trouvé refuge dans des tavernes des bas-fonds du port de Pirée où elles ont beaucoup évolué, mais il a fallu attendre le début des années 1950 pour qu’elles sortent de l’ombre de la société grecque. Ces danses et leurs musiques, le hassapiko, le hasaposerviko, le zeïbekiko…, ont alors obtenu un immense succès jamais démenti depuis.
En effet, elles ont réussi à exprimer avec force et sensibilité les chagrins et les aspirations des populations urbaines.
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